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Première plongée de 2025 à Baou Tailla sur la Côte Bleue

Qu'il a été long cet hiver ! Le printemps est enfin de retour, la température remonte et quelques belles journées commencent à se présenter, la saison de snorkeling 2025 peut enfin être lancée ! Pour cette première plongée de l'année j'ai choisi de retourner sur la Côte Bleue en direction de Carro et du spot de Baou Tailla. 

J'ai bien pensé à recharger toutes les batteries avant de partir, par contre j'aurais dû regarder en détails mon paquetage car une fois sur place je me retrouve avec le shorty estival en lieu et place de ma combi intégrale ... Du coup j'espère que la mer ne sera pas trop froide !

La Méditerranée est plutôt calme en cette fin d'après-midi, il souffle une légère brise en flux de sud. j'appréhende un peu la mise à l'eau avec mon équipement estival léger alors je décide de m'élancer rapidement pour ne pas tergiverser. Finalement la mer n'est pas si froide que çà, elle tourne autour de 16°C, ce n'est pas très agréable les premières minutes mais une fois acclimaté, on s'y fait.

Dès les premiers mètres de nage, je fais une jolie rencontre. Un être translucide se présente devant moi, voilà un cténophore ! Difficile d'identifier son espèce, peut-être s'agit t'il de mnemiopsis leidy ?

Le cténophore n'est pas le seul à se laisser porter par le courant car la anse de Carro est envahie de méduses pélagies (Pelagia noctulica). Il faut se méfier de ce bel organisme dérivant car il peut déployer de fins et longs filaments translucides particulièrement urticants ! A force d'en croiser, on finit par repérer rapidement celles qu'il faut éviter et celles qui ne représente pas de danger. Il faut donc ouvrir l’œil.

Lorsque la pélagie rétracte ses filaments il est tout à fait possible de l'approcher, en restant vigilant et en évitant de la toucher. Cette méduse redoutée par les nageurs reste un beau sujet d'observation. Elle est également très photogénique !

Le vent de sud nous ramène toutes sortes d'organismes pélagiques en provenance du large. En m'éloignant du bord je découvre des cohortes de vélelles (Velella velella) qui se laissent porter par la brise en direction de la côte où elles finiront inexorablement par s'échouer...

Les vélelles sont de véritables voiliers planctoniques ressemblant à de petits radeaux en plastique. En fait il s'agit de colonies de polypes qui voyagent bord du disque cartilagineux, ils se nourrissent en capturant de minuscules proies avec leurs tentacules urticants.

Du côté des rochers, mon regard est attiré par de magnifiques petites algues bleues. Il s'agit de dictyotes (Dictyota dichotoma) en pleine croissance végétative. En cette période de pousse printanière, les thalles plats et bilobés peuvent présenter des iridescences bleutées de toute beauté.

A terme, les lanières fourchues des dictyotes deviennent brun-jaune.

En fouinant dans les cavités rocheuses je dérange le boss du secteur, une grosse blennie gattorugine (Parablennius gattorugine) qui n'hésite pas à faire front. Ce poisson est connu pour défendre farouchement son territoire face aux intrus et celui-ci bombe le torse et dresse ses cornes pour m'impressionner. L'avantage de la situation c'est que l'animal se tient fermement immobile et se laisse facilement photographier !

Dans les recoins les plus sombres de la paroi rocheuse se cachent quelques  blennies de Zvonimir (Parablennius zvonimiri). Cette blennie est reconnaissable aux petites taches claires présentes le long de sa crête dorsale.

La Côte Bleue est l'endroit idéal pour découvrir les jolies blennies de Caneva (Microlipophrys canevae). Cette espèce est relativement abondante sur la côte rocheuse de Baou Tailla et le printemps constitue une bonne période pour venir la découvrir car les mâles sont à la parade, ils arborent de magnifiques joues de couleur or.

En retournant vers ma rampe de mise à l'eau je croise à nouveau des pélagies (Pelagia noctiluca). Celle-ci est partie à la pêche, elle a déployé ses filaments pour capturer de petites proies. Je reste très prudent en l'approchant histoire de ne pas être la prochaine victime de ses harpons dérivants ...

Et voici une dernière surprise, un minuscule organisme macro-planctonique dérivant juste au dessous du tapis de vélelles. Il s'agit très probablement d'un collozoum, une colonie rassemblant des minuscules organismes unicellulaires vivants dans un gangue gélatineuse.

Voilà la plongée qui s'achève, avec quelques belles rencontres pour cette première de 2025. En tout cas çà fait du bien de retrouver le chemin des fonds marins !

 

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M
Tres sympa ! Pas de limaces ? As tu fait les passages cachés ?
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L
Salut Mélina ! Malheureusement non, j'ai un peu cherché mais je n'en ai pas vu, ce n'étais pas évident de me concentrer sur les tapis d'algues avec toutes ces pélagies qui dérivaient autour de moi ! Du coup mon attention s'est plus porté sur les organismes dérivants. <br /> Sinon les passages cachés dont tu parles se sont ceux de la pointe, au niveau des blocs taillés des carrières ? Je n'ai pas pu explorer cette zone car des pêcheurs à la lignes s'y étaient installés. Je suis plus resté dans l'anse de port et de la plage de Carro.
P
Déjà de belles photos pour cette première plongée ... Un grand merci
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L
Salut Pascal ! Merci beaucoup, il y avait de belles choses sous l'eau. Mais j'avoue que les photos ne reflètent pas vraiment l'état dans lequel j'ai trouvé la mer ce jour là ... Il n'y avait pas que des vélelles qui flottaient à la surface. Une vrai poubelle ...